Les 7 questions pour améliorer votre prise de décision et votre esprit critique
.webp)
Cet article a été initialement écrit et publié par Speak First

« Ce sont nos choix qui révèlent ce que nous sommes réellement, bien plus que nos capacités. » — Albus Dumbledore, Harry Potter et la Chambre des secrets.
De nombreuses compétences sont nécessaires pour diriger une équipe et gérer une entreprise, notamment le sens des affaires et la conscience financière, en passant par les compétences interpersonnelles qui rendent les gens heureux et motivés. Cependant, comme le sage professeur Dumbledore l'a expliqué plus haut, il est très important d'avoir le courage et l'assurance nécessaires pour prendre des décisions difficiles.
Nous avons souvent écrit sur les avantages de créer des équipes agiles capables de s'adapter au changement, de réagir en fonction des commentaires et de suivre les dernières tendances, mais la rapidité doit toujours être secondaire par rapport à des jugements prudents et sensés. La pensée critique vous aide à analyser une situation et à trouver la meilleure voie à suivre, en basant les décisions sur la logique, la collecte d'informations et en évaluant toutes les options.
Le modèle RED1 décrit trois étapes simples mais très efficaces pour faire preuve de pensée critique et prendre des décisions :
1. Reconnaître les hypothèses
2. Evaler les arguments
3. Tirer des conclusions
Les suppositions sont des affirmations auxquelles vous croyez malgré l'absence de preuves ou de preuves. Elles sont toujours dangereuses lorsqu'il s'agit d'analyser une situation de manière critique et de résoudre un problème. Chaque croyance doit être remise en question et les conclusions doivent être tirées sur la base de faits et de preuves claires. Peu importe à quel point vous vous fiez à votre instinct ou à quel point vous croyez en quelque chose, s'il n'existe aucun moyen tangible d'étayer une affirmation, cela n'a pas sa place dans la pensée critique. Vous devez toujours rester impartial.
L'un des meilleurs moyens de distinguer les faits de l'opinion est de poser des questions sur la situation et les informations dont vous disposez. Nous allons passer en revue certaines des principales questions à poser et vous montrer comment elles peuvent vous aider.
1. Quel est le véritable problème ?
Dans toutes les situations où vous devez faire un choix, la première chose à faire est de comprendre à quoi vous avez réellement affaire. Par exemple, les problèmes de moral des équipes peuvent souvent se résumer à des contraintes de temps, tandis que les problèmes financiers peuvent nécessiter une meilleure gestion des ressources. Bien sûr, tout ne peut pas être simplifié aussi facilement, mais prendre le temps de rechercher les causes profondes vous aidera à trouver la meilleure solution.
2. De quelles informations avez-vous besoin pour porter un jugement éclairé ?
Une fois que vous avez identifié le véritable problème, vous pouvez commencer à réfléchir aux informations dont vous avez besoin pour le résoudre. Vous devez connaître les facteurs clés qui influenceront le choix final, tels que le budget, le temps ou l'adhésion d'autres personnes. Cela vous donne un point de départ clair et vous permet de planifier ce dont vous avez besoin et où vous pouvez le trouver.
Essayez d'être réaliste quant aux informations auxquelles vous aurez accès et à celles auxquelles vous n'aurez pas accès. Cela peut orienter le reste de votre processus de prise de décision, en vous permettant de hiérarchiser les priorités, d'établir un calendrier et de définir les attentes dès le début.
3. Quelles idées et suppositions avez-vous à propos de la situation ?
Bien que la pensée critique soit basée sur la neutralité et l'impartialité, il serait naïf de penser que nous ne partons pas tous de pensées et de sentiments préexistants face à une situation. En vous demandant ce que vous pensez des problèmes et des solutions potentielles, vous pouvez en être conscient et vous assurer que votre décision finale ne sera pas influencée par les émotions.
Nous avons tous nos propres préjugés inconscients et les reconnaître nous permet de les dépasser pour prendre les bonnes décisions en fonction des faits.
4. Who is d'avis contraire to you ?
Il va sans dire que vous ne serez pas la seule personne à avoir des sentiments face à la situation. Que ce soit consciemment ou inconsciemment, les autres personnes à qui vous parlez vous inciteront à prendre une décision ou une autre. Lors de la collecte d'informations, vous devez soit trouver des sources totalement neutres (par exemple, des données brutes), soit essayer de comprendre ce que les autres pourraient ressentir et si cela se retrouve dans ce qu'ils vous disent.
D'un autre côté, si vous avez de la difficulté à éliminer vos propres émotions de votre prise de décision, parler à quelqu'un qui a un point de vue opposé peut vous aider à trouver un juste milieu.
5. Quelles sont les principales personnes qui seront touchées par cette décision ? Qu'en pensent-ils ?
Il s'agit en fait de deux questions en une, mais elles se rejoignent et sont tout aussi importantes. Comprendre qui sera touché par votre décision, et comment, peut être utile pour évaluer les différents choix potentiels. Tout d'abord, le fait de savoir qui sera touché peut vous donner de nouvelles pistes de recherche à examiner et vous aider à identifier les impacts de chaque choix.
Ensuite, la réponse qui peut vous sembler la plus logique pourrait présenter un défaut plus facile à repérer par les personnes les plus proches des problèmes. Bien que vous deviez toujours rester à l'affût des préjugés, il est toujours judicieux d'écouter la sagesse et l'expérience de ceux qui connaissent le mieux la situation.
6. Quels sont les avantages et les inconvénients de toutes les solutions possibles ?
Maintenant que vous avez rassemblé et analysé toutes les informations nécessaires, il est temps d'évaluer les arguments et de décider de la marche à suivre. L'une des solutions l'emporte-t-elle évidemment sur les autres ? Selon quels critères évaluez-vous la « meilleure » option ?
Il n'y a peut-être pas de choix facile, vous obligeant à trouver un équilibre entre les avantages et les inconvénients de chaque option viable. Déterminez s'il existe des inconvénients majeurs à ce qui serait autrement une bonne solution, ou à l'impact financier global d'un choix. La « meilleure » solution prendrait-elle trop de temps à mettre en œuvre ? Sinon, le résultat final vaut-il le temps supplémentaire ? En évaluant logiquement toutes les options, vous pouvez être sûr que vous parviendrez finalement au meilleur jugement sur la base des informations disponibles.
7. Quelles sont les preuves qui sous-tendent votre conclusion ?
Comme on vous l'a enseigné à l'école : après avoir trouvé une réponse, la dernière étape devrait toujours être de vérifier votre travail. Réfléchissez à votre choix : assurez-vous qu'il est pleinement justifié par des preuves et des faits et que vous n'avez pas été influencé par vos opinions personnelles ou celles de quelqu'un d'autre.
Soyez prêt à expliquer votre processus de prise de décision et comment vous êtes arrivé à votre conclusion. S'il s'agit d'un choix particulièrement important ou controversé, il est encore plus important de pouvoir le justifier auprès des autres. Vous ne voulez pas vous exposer à un examen minutieux. Même s'il s'agit d'une décision relativement mineure, il est toujours recommandé de suivre le processus et de porter un jugement juste et logique.
Que vous soyez un gestionnaire, un chef d'entreprise ou que vous souhaitiez simplement prendre des décisions difficiles avec confiance en vous posant ces questions, vous pouvez être assuré de faire le meilleur choix possible.
Chez Lepaya, nous aidons les organisations à retenir les meilleurs talents en créant une culture d'apprentissage continu. Nous formons des équipes plus solides et inspirons les futurs leaders en proposant des expériences d'apprentissage innovantes grâce à notre formation Power Skills.
1 Pearson (2013) Qu'est-ce que la pensée critique ?

Nous proposons une solution évolutive de formation des employés. Elle vous permet d'améliorer en permanence les compétences de votre personnel.
Réservez un appel.webp)
Related articles

Révision par :
Jeroen Kraaijenbrink: How organizations can overcome the honesty gap
Senior leadership and boardroom teams invest heavily in commercial strategies to win market shares. Yet the most important and honest information driving strategy circulates in teams underneath, never making it to the table where decisions are made.Jeroen Kraaijenbrink, Executive Coach and Strategy Consultant at Kraaijenbrink Advisory, has spent years working on what he calls the honesty gap. We sat down with him to understand what the honesty gap actually is, where it lives in organizations, and why fixing it requires a leadership shift.How do you define the honesty gap?There's a narrow definition and a broad one. The broad one is: we have created organizations and systems where it's barely possible to be honest to yourself, about yourself, and honest to other people.Honesty isn't just lying. It's integrity, being authentically connected to other people and being aware of your own emotions and your own biases.The honesty gap, in a narrow sense, is the fact that truth and information don’t travel vertically upwards in a company. It's often hard to speak openly to your manager because it’s become rational not to. Many people have the experience: 'I've tried it once but then I was punished for it, or was ignored, so let it be, never mind.' That's the fascinating part: it's not good for people, it's not good for organizations and yet we somehow keep this system intact.Is it less about individual dishonesty and more about a collective culture?A lot of the most important information going through your company is between people and in conversations. You need to find a way to have an honest conversation, where the things that matter get on the meeting table, not just in the informal circuit. And I think that's pretty rare.A more systematic definition is that we're not using the collective intelligence of a company enough. We can radically improve it because we’ve made it rational to hide the truth and to keep things to yourself. A lot of it may not be intentional, but the very fact that someone is in a position above you automatically creates this tension: 'What do I show? What don't I show? Because my next performance appraisal is coming up.'Where does the honesty gap typically show up first, and who owns the problem?It starts with leaders. Solving it needs one leader at the top, the CEO at least, being open and reflective enough to admit that there is an honesty gap and that they are part of it. That's the self-reflection you need for any improvement and any change. Like in coaching: you need to be aware that there is stuff to improve. You don't need to be a perfect leader, but you need to be open enough to admit that there is an issue.You talk about the 'persona trap', what is that?You're stuck in a persona where you perform in a certain way within your company. You have a role, a position, a reputation, and that locks you into specific behaviors. The worse the match between who you are as a person and how you need to show up in your organization, the more inner conflict that’s created. Especially at the top, it’s a problem for many executives. They're supposed to be the people who know it all and be decisive. While if you're honest, you don't necessarily know everything, you’re uncertain and have anxieties.The inner core of the honesty gap is breaking the performance, breaking the acting you feel you must do. If you've put yourself in a role of being the strong, decisive, number-oriented leader, that's how you have to behave. But most people don't feel very comfortable in that kind of role because it's not who they are.Can you fix the honesty gap through individual coaching alone or does the system have to change?Part of it is a personal change, part of it is a system change. You can be on your own and be very authentic, but if the system doesn't change at all, you’ll struggle to break the honesty gap.What you need to do is work on the people, the culture, and the system. Ideally that has to include the top, because otherwise it stays at the level of the person being coached. If it's a team lead or a mid-manager, that person can partly create an island in the organization, a safe space for their team and their department. But still, the appraisal systems, objectives, and culture are company-wide. Why is this so hard to shift, even when leaders recognize the problem?We have normalized this idea that you have to be strategic in what you tell and what you show. You have to show up in a certain role at work. It's also the result of how we have separated work from life, which is a very unnatural thing. It's from the industrial age, because for any other species, work is life. But now there’s a split between work, with all the routines in companies, and then your private life. There's just one you, you're the same person at home as you are at work. The good news is that the honesty gap can be closed. While many companies have unintentionally created environments where people hesitate to speak openly, organizations prioritizing trust, authenticity, and psychological safety can unlock a competitive advantage. When employees feel safe to share concerns, ideas, and perspectives, collective intelligence grows, decision-making improves, and stronger relationships emerge across every level of the business.
Ready to drive impact together?
Close skill gaps, accelerate growth, and future-proof your workforce.




.webp)

.webp)
